Le grand rendez vous de l’UPECT : Dominique de Bellaigue essaie de rassurer les éleveurs

 

L’Union des Propriétaires Eleveurs de Chevaux Trotteurs (UPECT) a tenu sa traditionnelle assemblée générale le vendredi 19 janvier au restaurant le Pré Fleury à Arras.

Comme chaque année, le Président Michel Potiez a accueilli plus de 200 adhérents afin de résumer ensemble le bilan de cette année et les projets futurs.

 

Cette année 2006 fut très positive pour l’UPECT, car certaines revendications ont enfin abouti grâce au soutien et à l’aide (pour monter les dossiers) du Conseil inter régional du Cheval de la région.

L’UPECT souhaite depuis des années avancer vers des améliorations génétiques cependant pour cela, il avait besoin de fond financier afin d’acheter des parts de grands étalons.

 

Après avoir construit un dossier, l’UPECT a pu obtenir plus de vingt trois milles euros. Ce financement a été débloqué par le CCROC et les régions du Nord pas de Calais et de Picardie. Cela a enfin permis d’acheter une part des étalons trotteurs, Ganymède et Notre Haufort. Ces étalons viendront se joindre aux autres étalons tel In Love with you, Kiwi, et Jeanbat du Vivier…

 

L’assemblée générale ou la grande messe du Trot comme certains journalistes aiment la nommer a commencé par la présentation des réalisations de 2006 et des projets de 2007.

 

Ce grand rendez-vous du monde du Trot a accueilli quelques intervenants comme le Président du Cheval Français Dominique de Bellaigue, venu rassurer les éleveurs Français quant à l’ouverture du PMU et de l’exportation de la race du trotteur Français dans les pays de l’Est de l’Europe. L’Ukraine désire acheter 40 trotteurs d’une valeur de 15 000 euros pièce et un étalon pour 100 000 euros. Les règles de transport de semence, ou encore les temps qualificatifs sur les hippodromes homologués seront les mêmes qu’en France. Il n’y aura aucune différence, explique t’il. Nous devons protéger notre stud-book du trotteur Français de la consanguinité et bétonner le système français à l’intérieur de l’Europe. Mais les éleveurs ont peur de devoir s’expatrier afin de produire à moindre coût car dans quelques années il y aura peut-être une forte concurrence des pays de l’Est, les clients iront donc peut- être acheter leurs trotteurs là-bas. Dominique de Bellaigue leur répond : Certains éleveurs sont allés en Amérique du Sud car ils pensaient faire des bénéfices mais ils se sont embourbés et ils sont partis. Actuellement dans les pays de l’Est, la main d’œuvre est certes moins onéreuse, mais elle n’est pas qualifiée. De plus il n’y aura bientôt moins de différence entre nos pays, souvenez vous du cas de l’Espagne. Ce pays s’est très vite développé. Pour terminer, ces pays de l’Est vont organiser des courses donc leurs produits resteront sur place.

Ensuite, le Président de la Fédération des courses du Nord, Eric Bienaimé a pris la parole pour saluer les 37 % supplémentaires d’entrées à Arras. Eric Bienaimé a aussi félicité M. Guerlin Président de l’hippodrome à Abbeville qui a rouvert cette année.

 

Jean Lesne et Ludovic Pacaud venus représenter les Haras Nationaux ont établit la liste des étalons et sont revenus sur les difficultés pour les Haras d’acheter un étalon. « Quand ils ont fait leurs preuves, ils sont trop chers et leurs saillies sont hors de prix, ce qui n’est pas le but des Haras, » explique le directeur des Haras Nationaux Jean Lesne, cependant aujourd’hui les Haras ont la possibilité d’acheter en partenariat 50 % des parts d’un étalon.

 

Ensuite Jean Lesne a laissé place au thème de cette année la gynécologie équine expliquée par le docteur Betsch qui a intéressé de nombreux éleveurs soucieux des produits vétérinaires à utiliser pendant la gestation de leurs poulinières.

 

Le moment très attendu du tirage aux sorts des saillies s’est déroulé pendant le déjeuner, servi vers 13h. C’est le rendez-vous le plus important de l’année pour l’UPECT. Nous avons jamais changé la date de ce rassemblement. Il s’est toujours déroulé à l’avant veille du Prix du Cornulier. Cette année malheureusement, il y a eu des courses ce vendredi 19 janvier à Vincennes. C’est dommage car normalement à cette période, il n’y avait jamais de course ! explique avec regret le Président, le Docteur Potiez.